Exportations françaises de vins et spiritueux en 2023 : un niveau historiquement bas

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Le bilan des exportations françaises de vins et spiritueux en 2023 dépeint un tableau mitigé, avec un chiffre d’affaires de 16,2 milliards d’euros, représentant le deuxième meilleur résultat historique de la filière, malgré un recul notable de 5,9% par rapport à l’année record de 2022. Cette baisse est marquée par un ralentissement significatif des ventes de cognac, en particulier aux États-Unis, ainsi qu’une diminution globale du commerce des vins, atteignant des niveaux d’expédition historiquement bas.

Une année de contrastes pour les exportations de vins et spiritueux français

Malgré une performance globale solide, 2023 s’est révélée être une année de défis pour l’industrie française des vins et spiritueux. Le cognac, longtemps considéré comme le fer de lance des exportations françaises de spiritueux, a vu ses ventes chuter dramatiquement, entraînant avec lui une baisse générale des performances du secteur.

Les vins français face à des vents contraires

Le segment des vins n’a pas été épargné, enregistrant une baisse de 3% de la valeur des expéditions et une chute encore plus prononcée des volumes, de -9,4%. Cette situation a mis en lumière la plus mauvaise année pour le secteur depuis 2009, avec une diminution notable de la demande internationale pour les vins tranquilles et effervescents français.

Régions et appellations : des performances disparates

Les résultats varient considérablement d’une région à l’autre, avec des baisses notables pour les vins de Provence et de Bourgogne. La Provence, après plus d’une décennie de croissance, a vu les ventes de rosé décliner, tandis que la Bourgogne a connu un atterrissage après deux années d’euphorie. Bordeaux continue de voir ses volumes d’exportation s’éroder, atteignant le niveau le plus bas en dix ans.

Le marché américain : un consommateur clé en retrait

Les États-Unis, premier consommateur de vins et spiritueux français, ont enregistré une baisse significative des importations, retournant à leur niveau d’exportation de 2019. Cette réduction est en partie attribuée à la nécessité de rationaliser les stocks accumulés durant les années précédentes et à l’impact de l’inflation sur le revenu disponible des ménages américains.

Des perspectives d’avenir pour le secteur

Même dans un contexte difficile, certaines tendances offrent des raisons d’optimisme. Par exemple, l’IGP Pays d’Oc se distingue par sa popularité à l’international, démontrant la capacité de certaines appellations à maintenir leur attractivité. De plus, les grands crus continuent de trouver leur public à Singapour, illustrant le potentiel des marchés de niche pour les produits haut de gamme.

Il est donc crucial pour les acteurs du secteur de s’adapter, en explorant de nouveaux marchés et en ajustant leurs stratégies aux évolutions des goûts et des demandes des consommateurs internationaux.

Crédits

Informations dérivées de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) et de Tema Agriculture & Terroirs.

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