Le rejet du Ceta par le Sénat : un coup dur pour les exportateurs de vins et spiritueux

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Le rejet récent du traité de libre-échange Ceta entre l’Union Européenne et le Canada par les sénateurs français a suscité une vive réaction de la part de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), le qualifiant de « totalement surréaliste ». Cette décision est vue comme un coup dur pour la filière des vins et spiritueux, en particulier dans un contexte où les exportations françaises connaissent une baisse. Malgré cette tendance négative, l’excédent commercial des filières agricoles et agroalimentaires françaises a triplé, soulignant l’absence d’impact négatif du Ceta sur ces secteurs.

Impact du rejet de Ceta sur le secteur vinicole et spiritueux

Le rejet du traité Ceta par les sénateurs français a été reçu avec consternation par les acteurs du secteur des vins et spiritueux. Nicolas Ozanam, délégué général de la FEVS, a exprimé son incompréhension face à cette décision, surtout après avoir observé une dynamique positive depuis la mise en œuvre du traité. Cette situation intervient dans un contexte déjà difficile marqué par une baisse de 6% des ventes à l’étranger de produits français emblématiques tels que les vins, champagnes, et cognacs en 2023.

Le secteur des vins et spiritueux, qui avait jusqu’alors bénéficié d’une croissance soutenue, notamment vers le marché canadien, se trouve désormais dans une position délicate. Le traité avait pourtant permis de multiplier par trois l’excédent commercial des filières agricoles et agroalimentaires françaises entre 2017 et 2023, une performance notable qui souligne l’importance du Ceta pour l’économie française.

Les raisons derrière le rejet du Ceta

Selon Nicolas Ozanam, les arguments avancés par les différents groupes parlementaires lors du rejet du Ceta ne semblent pas refléter les préoccupations fondamentales liées à l’accord lui-même. Cette décision semble plutôt être le résultat de considérations politiques et de dynamiques internes, éloignées des réels enjeux économiques et commerciaux que représente le Ceta pour les secteurs concernés.

Conseils pratiques pour les acteurs du secteur

Face à cette situation, il est crucial pour les exportateurs de vins et spiritueux de renforcer leur stratégie commerciale et de diversification des marchés. Explorer de nouveaux marchés potentiels et renforcer la présence sur ceux existants peut compenser les perturbations causées par le rejet du Ceta. De plus, l’accentuation sur la qualité et l’unicité des produits français peut renforcer leur compétitivité sur la scène internationale.

Il est également recommandé de suivre de près l’évolution des discussions politiques et commerciales au sein de l’UE et avec le Canada, afin de se préparer à toute éventualité. La mise en place d’une veille stratégique permettra aux entreprises du secteur de réagir rapidement à tout changement pouvant affecter leurs activités à l’international.

Conclusion

Le rejet du traité Ceta par les sénateurs français représente un défi pour le secteur des vins et spiritueux, mais également une opportunité de repenser et d’adapter les stratégies d’exportation. En se concentrant sur la diversification, la qualité, et une veille stratégique efficace, les acteurs de ce secteur pourront surmonter les obstacles et continuer à prospérer sur le marché international.

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