Macron regrette le rejet par le Sénat de l’accord commercial UE-Canada

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Le président français Emmanuel Macron a exprimé son regret suite au rejet par le Sénat de la législation visant à ratifier un accord commercial entre l’Union européenne et le Canada, critiqué par les agriculteurs pour la concurrence étrangère qu’il implique.

Le rejet du CETA par le Sénat français : une décision aux multiples facettes

L’accord économique et commercial global (AECG), plus connu sous l’acronyme anglais CETA, entre l’Union européenne et le Canada, a provisoirement pris effet en septembre 2017. Bien que tous les gouvernements de l’UE aient donné leur accord, la pleine mise en œuvre de cet accord nécessite l’approbation de chaque parlement national. Le récent vote du Sénat français contre le CETA soulève des questions importantes sur l’avenir de cet accord et ses implications pour l’industrie agricole et alimentaire française.

Les implications pour l’agriculture française

Le président Macron a défendu le CETA, le qualifiant de « très bon accord » pour l’industrie agricole française, citant des avantages spécifiques pour le lait, le fromage et le vin. Néanmoins, les agriculteurs français ont exprimé leurs inquiétudes, soulignant le manque de garanties concernant l’alignement du Canada sur les normes européennes en matière de santé, d’environnement et de bien-être animal. Ces préoccupations ont été amplifiées par les manifestations d’agriculteurs à travers la France et l’Europe, qui dénoncent la concurrence déloyale et la réglementation lourde.

Une victoire pour les normes françaises et européennes

Le vote du Sénat a été accueilli comme une première victoire par l’association Interbev et d’autres organisations, voyant dans ce rejet un signal fort en faveur de la protection des normes françaises et européennes, parmi les plus strictes au monde. Cette décision reflète une prise de conscience croissante de l’importance de préserver la qualité et les normes de l’industrie agroalimentaire face à la mondialisation du commerce.

L’impact sur le commerce franco-canadien

Depuis l’entrée en vigueur provisoire du CETA en 2017, les exportations françaises vers le Canada ont augmenté de 33%, y compris dans le secteur de l’agroalimentaire. Cependant, le rejet du Sénat soulève des questions sur l’avenir de ces échanges commerciaux et les opportunités de marché pour les producteurs de vin et de fromage français, dont les exportations ont significativement augmenté ces six dernières années.

La Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux a qualifié la décision du Sénat de « recul pour la France » et de coup dur pour le secteur, soulignant le dilemme auquel sont confrontés les producteurs français concernant l’accès au marché canadien.

Quel avenir pour le CETA ?

Alors que le texte du CETA est renvoyé à l’Assemblée nationale française pour d’autres discussions, l’issue de ce processus et l’avenir de l’accord restent incertains. Cette situation soulève des questions plus larges sur l’équilibre entre libre-échange et protection des normes locales, ainsi que sur la capacité des accords commerciaux à répondre aux préoccupations des citoyens et des secteurs économiques clés.

Conclusion

Le rejet du CETA par le Sénat français met en lumière les tensions entre les avantages économiques du libre-échange et la nécessité de protéger les industries locales et de maintenir des normes élevées. Alors que la discussion se poursuit, l’issue de cette bataille législative aura des implications significatives pour l’avenir de la politique commerciale française et européenne.

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