Oui, nous le pouvons : les vins et spiritueux canadiens se mobilisent pour le CETA

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Face au rejet du CETA par le Sénat, les exportateurs de vins et spiritueux français se mobilisent pour maintenir l’accord commercial avec le Canada, soulignant l’importance cruciale de cet accord pour le secteur.

Le rejet du CETA par le Sénat, un coup dur pour les exportateurs français

La décision du Sénat français de rejeter la ratification de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada, connu sous le nom de CETA, a provoqué une onde de choc parmi les exportateurs de vins et spiritueux français. Signé en 2016 et mis en œuvre de manière provisoire depuis septembre 2017, le CETA a joué un rôle significatif dans l’augmentation de l’excédent commercial français, en particulier dans le secteur des vins et spiritueux, où l’excédent commercial est passé de +475 millions d’euros à +591 millions d’euros.

Les bénéfices du CETA pour le secteur français des vins et spiritueux

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis la mise en œuvre provisoire du CETA, l’excédent commercial des secteurs agricole et agroalimentaire français a triplé, démontrant l’importance de cet accord pour le secteur des vins et spiritueux. Cependant, le vote du Sénat menace de remettre en cause ces succès, suscitant l’inquiétude parmi les exportateurs.

Une mobilisation pour la défense du CETA

La Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux (FEVS) n’a pas caché sa déception face à cette décision, soulignant que le rejet du CETA par le Sénat est un échec pour la France et un coup porté au secteur des vins et spiritueux. La FEVS et d’autres acteurs du secteur se mobilisent désormais pour défendre l’accord, soulignant qu’il bénéficie à certains secteurs sans nuire aux autres.

L’impact potentiel sur la filière viticole

Gabriel Picard, président de la FEVS, a mis en avant les difficultés actuelles de la filière des vins et spiritueux, soulignant l’importance de l’accord pour les producteurs français. Il a également évoqué les tensions géopolitiques actuelles et la menace de contentieux commerciaux avec d’autres grands pays, rendant d’autant plus critique le maintien de relations commerciales stables avec des partenaires comme le Canada.

Les prochaines étapes

Malgré le rejet par le Sénat, le processus parlementaire concernant le CETA n’est pas encore clos. Des efforts sont en cours pour une éventuelle révision de l’accord en Commission Mixte Paritaire ou pour sa réintroduction à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale. Le ministre délégué au commerce extérieur, Franck Riester, a rappelé que le débat n’est pas terminé, soulignant l’importance de cet accord pour les entreprises françaises exportant vers le Canada.

Des opinions divergentes

Le débat autour du CETA a mis en lumière des opinions divergentes au sein du monde politique et agricole français. Si certains élus soulignent l’importance cruciale de l’accord pour la viticulture française, d’autres, comme le sénateur Alain Houpert, estiment que les enjeux sont ailleurs et que l’augmentation des exportations vers le Canada ne changera pas fondamentalement la situation du secteur.

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